- jeudi 17 janvier à 19h: commission cinema.
- lundi 21 à 19h : commision juridique pour plancher sur la loi anti-tabac.
- mercredi 16 à 19h: commission concert au Molodoi au café avant de se rendre à l'AG du Molodoï le même soir.
café associatif autogéré LES EPINES
ÉDITORIAL
Cent et quelques bananes d’augmentation des salaires et traitements présidentiels est le fruit d’une République de démocrates transformés en monarques adoubés du pouvoir
absolu.
« De l’huître, de l’huître que diable
Ils erraient à sapiner
Noëls en avalanches comme chaque année… »
Quel cadeau estimera-t-il encore nécessaire que la France lui octroie pour ses étrennes le Président Sarkozy ? Le sacrifice des précaires, des mal logés, des sans-abri ? L’accroissement irréversible du taux de suicide ou une crise climatique qui plongerait le pays en une énorme plaque de verglas ce qui, on le sait bien, relancerait d’une manière considérable le marché de l’automobile bien qu’on commence à vendre des centrales nucléaires presque tous les jours… Un séjour gratos en Égypte pharaonique au frais de son copain milliardaire Bolloré ?
Des cadeaux pour tous le monde alors ? Assurément le Président Sarkozy n’est pas prêt de mettre ce slogan sur la table de la démocratie et permettre ainsi également aux allocations des Rmistes doubler, les salaires des militaires augmenter, la paye des instituteurs s’élever à la juste valeur de leur travail, la rente des retraités se multiplier par deux et sortir nombreux d’entre eux de la mouise ; tout comme il faudrait rehausser le sort financier des cheminots, des petits employés pour tourner la page d’une année sacrifiée sur l’autel du capitalisme et en entamer une nouvelle sur la bases d’une meilleure égalité dans les rémunérations !
Plus qu’une dizaine de facultés et quelques lycées qu’on s’acharne à faire taire mais qui poursuivent leur mobilisation au sujet de la loi Pécresse prometteuse de liberté et de responsabilité (LRU) mais pompeusement décryptée comme étant synonyme de main mise capitalistique dans l’enseignement et l’éducation… Coût du sort lorsque maintenant il faut s’attendre à ce que l’instruction dépende du marché de l’uranium depuis que Sarkozy avoue avoir trouver les cinq milliards en question pour financer l’enseignement supérieur rien qu’en vendant à l’étranger trois pour cent du marché d’EDF ; a-t-il prévu aussi des licenciements en sus là-dessus ? ? Vous voyez le tableau ! Au lieu d’un engagement de l’Etat on constate une totale conversion au mode de rentabilité capitaliste avec tout ce que cela comporte comme laissés pour compte… Ce n’est pas à coups de millions que la matière grise va augmenter et si l’on vous fait encore croire que le niveau monte ce n’est pas tant de l’intellectuel qu’il s’agit mais d’un indice de marchandisation sur une échelle de servilité - toujours capitaliste elle - et d’abnégation envers un système qui désormais se confond avec une pensée unique complètement asservie à l’idéologie dominante d’un état d’épuration…
De là à engager des mesures répressives à l’égard des étudiants et lycéens contestataires comme l’administration a si bien su le faire pendant le CPE il n’y a qu’un pas alors que de contestations il s’agirait plutôt d’autres perspectives car « le savoir n’est pas une marchandise à vendre » inscrit sur des banderoles de manifestants est plus qu’une proposition mais bien une mise en garde et ce ne sont pas les pratiques déjà connues dans le Quartier Latin lors des heures noires des descentes de l’OAS qui les feront taire face à l’ogre capitaliste…
D’ailleurs à ce propos il n’empêche en rien de voir défiler des étudiants transfrontaliers (Allemands & Français) dans la capitale européenne de Strasbourg au rythme des « eins, zwei dreï, lass die Kultur frei ! » ou encore du « ah ! Anti-Anticapitalista ! » ; mais ça les technocrates de Schengen ne le comprennent pas, voués qu’ils sont à la culture rentabilisée et à l’économie de marché… Puissent ces mouvements issus d’une minorité agissante devenir un jour majorité rugissante !
Ça s’est passé aux Épines :
Jours de grève à Paris Nord
Jean-Louis Comolli en 1995, en tout ancien maoïste qui se respecte, réalisa ce documentaire certainement pas pour demander à Cécilia son point de vue sur une communauté libertaire au Brésil mais plutôt dans un souci de témoigner au plus près des salariés du plus bas de l’échelle avec toutes les qualités d’un grand réalisateur qui fut élève de la FEMIS et que l’appartenance aux Cahiers du Cinéma se justifie par son livre Jazz et engagement politique édité dans la collection Folio…
Non ! Nous sommes en décembre 1995 et les cheminots de la gare du Nord décident de poser leur siège sur les rails de politiques qui déraillent depuis les allusions d’un Balladur à propos d’un Smig jeune, sans aucune méfiance à propos des élites, stipule que (ou lance à la cantonade d’une presse caniveau) « la lutte des classes n’existe plus » ? ! ? ? ! ! !
Non ? Et pourtant ces Jours de grève à Paris Nord sorti en 2003 reste la plus grande mobilisation depuis 1968 qui va s’opposer au plan Juppé par rapport aux retraites et à la Sécu et pose au fond la question du sens du mot « réformer » dont un roi hongrois en vacances en Égypte saisi tout le sens depuis !
Onzième jour de grève à la gare du Nord et le comité qui résiste hue un « direction - provocation » avec ses cheminots compagnons de luttes plutôt qu’hommes de paille pour marquer la détermination qui les accompagne aux cris des « on va gagner » qui rejettent l’argument de la « démocratie » utilisé quand il arrange le patronat dans une situation de crise où les rapports hiérarchiques font qu’ils serrent plus de mains et seulement, et c’est tout tandis que le pouvoir des grévistes s’affirment autour de commentaires qui confirment qu’ « ils sont pris à la gorge » et qui se foutent des « médiateurs bidons » chargés de faire partir quelques trains filmés par la TV pour consolider des coups médiatiques de la direction s’estimant en droit de faire croire que la contestation se stabilise et serait en passe de disparaître… Mais l’esprit de corps est différent des intérêts corporatistes et qu’on se souvienne qu’ « en 1963 c’était beaucoup plus violent » lance un syndicaliste averti tout étonné de constater une certaine forme de pacifisme inutile…
Revenons à cet Alain Juppé qui cherche à « attendrir » pour instaurer la crainte de la division syndicale alors qu’ils se battent et revendiquent le maintient de la retraite comme en 53 mais c’est pas réussi et la question de la retraite à 50 ans ne se poserait même pas si on se base sur une échelle humaine des 57 ou 58 ans comme dans Science & Vie où bien entendu la machine humaine doit pousser ses possibles jusqu’au craquage alors que d’utilisation du temps libre il n’en est jamais question car il serait presque préférable de cultiver l’individualisme pantouflare… N’auraient-ils pas réussis à le dire que ce serait reparti pour 20 ans de chape hyper bétonnée dans des semblants d’institutions au travers d’un pseudo dialogue et quand finalement ils lancent (cheminots et dirigeants syndicaux réunis d’une même voix) « de 86 à 95 ils n’ont rien compris » on comprend encore mieux le rouages de la politique actuelle d’un roitelet qui se ressource en Égypte au bras d’une princesse usée qui n’a rien à envier à Néfertiti !
Prochainement aux Épines :
-22 janv.: soirée de soutien à un collectif antifa allemand, débat sur les prisonniers politiques en europe.
-24 janv.: soirée de soutien aux membres d'action directe avec projection de Ni vieux, Ni traitre
-26 janv.: soirée slam.
Les Épines, 11 rue des Roses, 67100 Strasbourg
Ouvert les jeudi, vendredi, samedi de 18h à 24h
le dimanche de 14h à 20h
les lundi de 18h à 24h (non fumeur)
http://les-epines.over-blog.com
en motiveraient plus d’un bloqueur ou désoleraient toute une classe moyenne loin des engagements politiques qui conduisent aux mouvements de grève pour contester les pouvoirs absolus qui de l’épanouissement prédit conduisent inéluctablement à la précarisation en passant par la case libérale cette chape à l’éclosion des individualismes qui pour les uns se transforme en milliardaires nantis tandis que les autres se tapent l’isolement, la déchéance et le reste (suicide…) symptomatiquement significatif d’une volonté étatique et internationale d’un monde qui ne s’est jamais aussi bien vendu… :
« De l’huître, de l’huître que diable, Ils erraient à sapiner, Noëls en avalanches comme chaque année… »
La Montagne sacrée d’Alejandro Jodorowsky.
Faisant partie de ces cinéastes atypiques qui se régalent du burlesque des sociétés qui les entourent, Jodorowsky étonne par ses constructions scéniques.
El Topo (souvent présenté comme le tout premier « midnight movie » de l’histoire) lui permit de se faire connaître aux Etats-Unis, faisant de son auteur une icône du cinéma underground. Réalisé en 1973, la Montagne sacrée, financé par le producteur des Beatles Allen Klein à la demande express de John Lenon, ne nous était resté, jusqu’en 2006, que sous forme de cassettes pirates.
Il dépeint une sorte de Merlin gothique transformé en prêtre cérémoniel pratiquant l’arrachage d’ongles, la tonte d’un duo féminin pour parcourir ensuite toute une archéologie d’étranges objets où fulmine une symbolique picturale qui laisse apparaître un œil, un flipper, une cible. Cette construction vise l’intérêt d’une population indigène pour qui la mort n’est rien bien que soit impliquée directement la question politique des exécutions… Et pourquoi ne pas crucifier les animaux après tout ? C’est ce que Jodorowski s’empresse de faire dans la scène d’une guerre de crapaud dans laquelle il semblerait nous dire que les dès plus gros que le ventre ne font pas le sumos ! Ensuite son « Christ à vendre » - pourquoi d’ailleurs encore lui mettre une majuscule à celui-là - s’engage dans une bonne immersion dans les charniers pour en faire un film d’actualité pour plusieurs décennies ! Poursuivant son chemin, ce Christ pop suivit d’une troupe de prostituées s’en vont vers les matraques pour finir dans une valse hors du temps… Inutile de préciser que le tabernacle rongé par les vers, bon comme du pain d’épices n’empêche pas même le pape de dormir avec.
Avec très peu de dialogues Jodorowski parvient à nous immerger dans une symbolique sans retenue dans laquelle il se joue des visas de censure et de la tradition religieuse pour aller même chez les rastas alors qu’on croit qu’ils l’emmènent (ce Christ devenu presque clochard) chez le coiffeur pour le faire accoucher du cerveau… Distinguerait-on presque un poignard en forme de croix que déjà s’offrirait à nous l’idée qu’on n’est rien à côté de semelles compensées…
Évangile pornographique, merde sacrée ou orgie satanique les intégristes en prendront pour leur grade et nous ne sommes pas au bout de nos peines tandis que nous prévient d’un sous-titre « oser, vouloir, être silencieux » l’incursion dans un empire industriel dont le PDG principal, sourd, muet et aveugle consulte en fouillant l’entre jambe de sa femme : si c’est sec, c’est non ; si c’est humide c’est oui ! Conception on ne peu plus cynique, plutôt Diogène le maléfique que christique le personnage de Jodorowski.
Dans cette farce sociale et politique il apparaît clairement que peu importe la religion puisqu’elle sert à porter les mêmes armes. D’une machine à faire l’amour à l’éducation et au travail avec les enfants même pris sous les critères d’un cirque il leur est de toutes façons appris que c’est pour porter les mêmes flingues, les mêmes armes ce qui est quand même une drôle mais étrange manière d’ « élever » ses enfants, non ? Que ce soient son analyse sur les sectes (architectes et marchands d’armes) ou son questionnement sur l’émasculation prise comme prétexte pour aller voir ce qu’il y a à l’intérieur de l’homme jusqu’à l’exposé du tableau des formules chimiques des molécules en passant par une troupe d’art brûlée toujours est présente à l’esprit de Jodorowski la question du sommes-nous content de notre œuvre ? Cet axiome filmique lui permet de vider son cœur de la possession pour se remplir de la véritable essence rythmée par une flûte de pan qui signale certainement là que ce pourrait être sur les terres d’Amérique du Sud qu’une réponse se dessine derrière un non moins énigmatique « la fleur savait vous n’aviez pas à la questionner » !!!
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Conférence sur L’Huile végétale pure ou recyclée : un bio carburant alternatif écologique, économique et pacifiste !
« Pour sortir de la désinformation, différence entre le pétrole vert destructeur de total et l’huile végétale pure biocarburant gérée par des éco citoyens »
Depuis les années 70 cette expérience se développe en Allemagne mais pas encore en France, Antoine parti au Larzac découvre cette forme d’alternative énergétique.
Réchauffement climatique
Depuis 92, on a battu le record de température jamais enregistré. Inondations sècheresse, espèces animales en voix de disparition ou soumises à des migrations… Au bout du compte 8 tonnes de céréales en moins, recrudescence du paludisme , augmentation de 20 à 50% du taux des zones à risques…
Certains mécanismes précipitent ce réchauffement climatique , fonte du permafrost en Sibérie (le méthane est 500 fois plus puissant en tant que gaz à effet de serre que le carbone par exemple) ; les incendies de forêt contribuent également au réchauffement climatique puisqu’un arbre qui brûle dégage toute sa quantité de CO2 accumulée ; un courant sous-marin sera peu à peu dévié et ne répandra plus d’eaux chaudes dans les fonds marins de la même manière. Malgré ces quottes d’alerte il ne faut pas rester pessimiste si on limite à 50% dans les 40 années à venir les émissions à effet de serre on réduira à seulement +2° le réchauffement, si des mesures sérieuses ne sont pas prises rapidement plus tard ce sera de 70% qu’il faudra réduire nos émissions de gaz à effet de serre…
« Pic de Bbert »
Vers 2012, il n’y aura plus la même offre disponible pour les matières pétrolifères (essence, matières plastiques et fibres synthétiques) ce qui risque d’entraîner la fermeture de nombreuses entreprises avec le lot de licenciement habituel. Le pétrole étant le placenta de nos sociétés modernes, sa limitation sur le marché - voir sa disparition - nous fait aller droit dans le mur… les compagnies pétrolières exercent des pressions pour limiter l’utilisation des énergies alternatives tels les bios carburants…
Nigeria - Gabon - Congo - Cameroun - Algérie connaissent des prises de bénéfices considérables mais rien ne redescend vers le peuple et ces pays sont affligés d’un taux de pauvreté impressionnant.
TOTAL : 13% de bénéfices
Rockefeller régnait sur les 7 compagnies pétrolières mondiales et dirigeait également le trois industries traitantes dans les années 60. Le parti conservateur (dont se révèle le Bush d’aujourd’hui) est intégralement financé par ces bénéfices du marché pétrolier. Ensuite Nixon introduisit la « trilatérale » en plaçant au ministère des Affaires étrangères des personnes influentes diplomatiquement pour organiser des guerres économiques visant à s’approprier les sols riches en pétrole…
Prix d’achat fixés au plus bas au Moyen-Orient tandis que les prix « à la pompe » (sur le marché occidental) sont établis au plus haut…
Dans les années 70 tout a éclaté lorsque les spécialistes de la Standart Oil conseillaient une augmentation de 6 à 7% alors que les autres compagnies n’envisageaient pas une hausse supérieure à 2% d’où le développement de la première crise pétrolière tandis que la compagnie en question fit des prises de bénéfice incroyables !
Trouver une alternative énergétique nous permettrait de nous éloigner de la loi imposée par les compagnies pétrolières
- énergies renouvelables
- décroissance
- changement de comportement
Sont le trois critères principaux qui devraient nous permettre de modifier les besoins en énergie.
Diésthères, bioéthanol, diesel artisanal, GPL, huile végétale pure (graines de tournesol pressées ce qui donne d’une part de l’huile qu’il faut décanter et une alimentation pour les cochons. 1,2 litre d’éthanol pour un hectare, avec l’huile on obtient 7 litres de carburant pour un hectare).
Les pots d’échappement sont plus propres, dégagement de 6 fois moins de molécules cancérigènes. On peut rouler à l’huile sans modifications sur les diesel à raison de 50% sinon le moteur nécessite une modification et l’installation d’un double réservoir. Avec l’huile végétale on peut construire une huilerie pour 15000 euros et rendre autonome un certain nombre de personnes en fabriquant une huile de combustion artisanale pour faire tourner les moteurs par filtration des huiles de cuisine usagées d’un part et l’utilisation de cultures en friches pour les graines nécessaires à la pressurisation. 3 à 4 millions de véhicules pourraient « s’alimenter » ainsi sur les 60 millions. Algues oléagineux pourraient également servir à la confection des huiles de carburant pour moteur… En réduisant nos modes de consommation alimentaires nous pourrions ainsi rendre disponibles les surfaces cultivables nécessaires au changement envisagé. Sachant que 15 grammes de protéines animales nécessitent 15 fois plus de surfaces cultivables que les protéines végétales on comprend plus facilement la quantité de surface nécessaire aux amateurs de viande.
En France pour l’instant les huiles étaient encore totalement illégale en 2002 puis une loi fut promulguée autorisant uniquement les agriculteurs à confectionner leurs huiles mais la France en 2003 n’a pas appliqué le directive européenne qui stipulait l’autorisation d’utiliser des huiles végétales pour faire tourner les moteurs. Depuis 2005 la France agit illégalement par apport aux directives européennes et préfère payer une amende de 250 000 € plutôt que d’autoriser les bios carburants. En Nouvelle Zélande toute une compagnie de bus roule avec l’huile d plante locale, trois mille plantes permettent de faire de l’huile de bio carburant… Plus de guerre, plus de prises de têtes. En Écosse, à York, de nombreux véhicules circulent avec des huiles de pépins de raisins…
Depuis un an les municipalités peuvent utiliser l’huile végétale issue de produits agricoles mais il a fallu attendre que la loi européenne fasse pression sur les conventions et modifie les habitudes ; qu’elle fasse, en quelque sorte, sauter les blocages et les interdictions que la France continuait d’appliquer.
ÉDITORIAL :
Le Président de l’association Les Enfants de Don Quichotte Alexandre Glardon que de nombreux camarades ont rencontré le long du quai Sturm ou lors de sa grève de la faim sur les pelouses de la CUS a été incarcéré pour violences verbales et attitude véhémente à l’égard d’un huissier de justice qui venait mettre la main sur son lopin de terre où il faisait bénéficier des enfants défavorisés de promenades en poneys… Beaucoup crient au scandale et dénoncent une justice de classes et renvoient aux plus sombres heures de l’histoire qui se devaient de ne pas réserver le même sort aux militants selon que leur position politique s’orientait soit à l’extrême droite ou pros capitaliste, soit à l’Internationale communiste et se positionnant sur le terrain de l’émancipation.
Non pas qu’Alexandre se revendique d’un gauchisme avéré mais son engagement sur les quais avec les sans abris dénonçait la trop importante différence du niveau de vie entre les plus pauvres et les gens aisées. Justice pour les riches ou justice pour les pauvres nous n’en savons rien ? En tous cas il semblerait que certaines formes de militantisme continuent de déranger et l’affront judiciaire (la volonté de la municipalité d’en finir avec les gêneurs) fait à l’encontre d’Alexandre pour des raisons de politiques d’exclusions dévastatrices (expulsion policé) ne constitue rien et n’a été retenu à son égard que son attitude « hors de ses gonds » alors qu’aucun coup ni blessures n’ont été relevées sur l’émissaire de l’État puisque celui-ci n’eut même pas d’ITT… Étrange décision du juge qui accentue l’aspect punitif en lui collant une année ferme d’incarcération alors que n’étaient demandés que les trois mois de sursis qui figuraient déjà sur son casier qui le soumettait ainsi à une menace de récidive.
Pourquoi infliger à un père de famille une peine encore plus accentuée que ce qu’il a déjà perdu (hier son terrain ; maintenant certainement ses poneys) ? Reculer ses démarches de réinsertion à des horizons toujours plus lointains est-ce là une solution (la garde de ses enfants lui était restituée et une promesse d’embauche venait de lui être certifiée) ?
De nombreux témoignages de solidarité affluent, les pétitions circulent mais rien ne dit que ces marques de fraternité réussiront à infléchir le cours d’une justice salée pour les uns, complaisante pour les autres…
Coup d’gueule…
De l’art de ne pas voir midi à sa porte…
Profond étonnement cette après-midi en écoutant la radio où fut comparé le régime iranien à quelque chose d’identique à l’extrême gauche pour simple motif que celui-ci lutte contre la corruption et combat les inégalités sociales. Belle imbécillité que cette conception qui permet d’une part de jeter le discrédit international sur le pouvoir en Iran et créer comme un rideau de fer ethnocentriste pour préparer une future guerre tout en protégeant chez nous ce qu’il y aurait de comparable avec l’autorité de Téhéran notamment en matière de contraintes infligées aux femmes par exemple ou encore l’aveuglement assommant devant les dogmes qui visent à utiliser le spirituel à des fins autoritaires. En effet, à y regarder de plus près le gouvernement d’Admanhinedjad ressemblerait bien plus à une dictature d’extrême droite plutôt qu’à une commune communiste d’autant plus que dans les mouvements d’extrême gauche actuels une large place est accordée à l’émancipation des femmes et aux libertés d’expression ce que la forme politique actuelle de l’Iran refuse sous simple prétexte de non-conformité avec la religion. L’amalgame raciste (l’idéologie du choc des civilisations…) de l’occident est là pour justifier une politique colonialiste du Moyen-Orient, à travers la mise en accusation des musulmans. En effet au 20e siècle, l’ennemi pour les autorités c’est le juif et le judaïsme maintenant c’est le musulman et l’Islam. Les iraniens sont présentés par les médias comme des sauvages incultes incapable de comprendre nos « belles démocraties bourgeoises et jacobine». Les opposants au régime d’Admanhinedjad existent et n’ont pas besoin des conseils de Bush et du caniche du CAC 40, Sarkozy.
Cette confusion est très dangereuse pour l’établissement des relations diplomatiques avec l’Iran qui risque de se voir conforté dans ses rigorismes et ses excès d’autoritarisme par la communauté internationale qualifiant ses attitudes de substrat d’extrême gauche comme elle le fît avec les pays de l’Est se refusant de prendre en considération leur évolution en les situant encore et toujours au niveau stalinien se refusant ainsi d’évaluer le évolutions kroutchévistes et gorbatchéviennes de leur histoire. Tout en oubliant que la luttes du prolétariat contre l’intelligentsia et les bureaucrates -de Lénine à Poutine, a toujours été d’actualité en Russie. En polémologie on pourrait appeler ceci vouloir garder son modèle politique pour le meilleur et chercher à tous prix à le faire prédominer. Ce modèle aujourd’hui, qui s’appelle toujours le capitalisme au demeurant, cherche à s’imposer par la force à différents niveaux et dans plusieurs régions de la planète et à parler de relent communiste on se voile la face sur des formes de pouvoir bien plus identifiables à de l’extrême droite, du fascisme bref quelque chose qui ressemble à des degrés moindres à tout ce qui gouverne en occident selon le principe des droites réunies en une seule par sa même extrême. Lorsque par exemple en France on analyse le sort réservé aux miséreux, on contemple avec aigreur les avantages concédés aux plus riches et aux possédants. Il n’est pas loin le trait d’union qu’on pourrait se permettre de faire en nous comparant de près ou de loin à certaines formes de dictature. Et ils sont nombreux ceux qui vous affirmeront qu’ils ont dû subir des traitements dignes du Chili, que l’autoritarisme du Président Sarkozy c’est Tchibaou en France, que la double peine et la loi Perben c’est Vichy, que les mains tendues de sa campagne électorale vers l’extrême droite viennent tout droit d’une France chiée par des culs de 1942 et que les tabassages policiers ressemblent plus aux recettes de Pinochet que des démocrates dont il se revendique !
Donc, à bien y parler, il est certainement plus confortable d’apparenter le régime de Téhéran à une forme d’extrême gauche cela mettra à votre disposition tout une armada de concitoyens dans votre giron prêt à vous soutenir en cas de recherche de noises avec le gouvernement d’Iran comme si le couteau dans la bouche des communistes s’était déplacé entre les dents des islamistes rigoristes… D’autre part, se refuser à identifier leur religion avec les attitudes de nos propres intégristes (catholiques pour la plupart) est sécurisant autant pour eux que pour nous de sorte que de cette manière on se refusera toujours à en attaquer les excès ainsi que le gouffre philosophique dans lequel elle (la religion) vous entraîne autant chez eux que chez nous et chez nous c’est pas forcément mieux ou meilleur que chez eux mais là l’équation dans leurs présupposés se transforme rapidement en une inégalité…
Probablement qu’à travers de nombreuses exagérations il serait possible de changer le cours des choses ou pas mais il est du devoir des consciences de prendre en considération certaines similitudes, d’accentuer les correspondances et de les dénoncer entre le formes d’intégrisme qui se ressemblent à l’ouest comme à l’est tant au niveau des restrictions des libertés que de l’autoritarisme politique qui les sous-tendent.
Assimiler le régime iranien actuel à une forme politique d’extrême gauche est une aberration historique, culturelle et sans doute idéologique ; c’est méconnaître totalement la conception de l’État - celui-ci étant amené à disparaître chez Marx - mais n’est pas dénuée de sens lorsqu’on conçoit un temps soit peu la volonté occidentale américano européenne de chercher par tous les moyens de faire disparaître un ennemi. Le nucléaire en est un subterfuge parmi d’autres et quand la prolifération concerne des nations censées rester soumises tandis que des pays producteurs continuent le développement tout azimut, on fait marche arrière malgré la manne financière que ce type de développement énergétique apporte aux pays dominants et les grincements de dents que cela suscite dès lors qu’un marché des centrales nucléaires civiles ou militaires vous échappe. La France en a fait l’expérience en se voyant rafler la vente aux chinois par les Américains non pas d’une ou deux centrales mais d’une dizaine s’il vous plait, rien qu’ça, pour un bénéfice de quelques milliards de dollars! Donc il faut se rappeler et c’est urgent que la non prolifération du nucléaire n’était certainement pas destinée à définir des contrées esclaves de la technologie en achetant aux pays dominants un minimum d’équipements de ce type sans pouvoir le développer eux-mêmes alors que les pays producteurs poursuivent en tant que vendeurs la technologie nucléaire. C’est là un contre sens épouvantable et c’est faire de la non prolifération nucléaire un instrument stratégique, un moyen incontournable de se doter d’un nouvel appareil économique voué, par la prolifération officielle, à redonner du souffle à une économie capitaliste incapable de ronger son frein et toujours en quête d’une maximisation des profits peu importe les conséquences catastrophiques que cela entraîne sur l’écologie et le réchauffement climatique. Les centrales nucléaires en sont la pierre de chauffe et si le nucléaire iranien inquiète les grandes puissances il fallait qu’elles s’engagent à réduire la part du nucléaire civile et militaire au lieu d’en poursuivre le développement pour des raisons économiques bien plus que pour des motifs d’équilibres stratégiques.
"Le 20 novembre de chaque année se célèbre le "Transgender Day of Remembrance" (Journée de la Mémoire Transgenre), ou TDoR, journée internationale à la
mémoire des personnes transgenre (transsexuéEs, travestiEs, "gender variant"...) assassinées dans des crimes de haine. Cette journée a été initiée en 1999 par Gwendolyn Ann Smith, une militante
transgenre de San Francisco, qui entretient un site Web de recensement des crimes de haine commis contre des personnes transgenre aux Etats-Unis et de par la planète : www.rememberingourdead.org
. Site qui nous rappelle à quel point la haine transphobe violente est quotidienne et omniprésente dans la vie des personnes transgenre.
Si cette violence est relativement bien documentée, par le travail constant des militantEs, sur le territoire des Etats-Unis, elle concerne néanmoins tous les pays, y compris la France : crime
transphobe atroce de Haguenau en 2002, crime à la fois homophobe et transphobe de Nancy en 2003, crime transphobe de Marseille en 2004, un crime particulièrement cruel et scandaleux commis au
Portugal en 2006, divers crimes transphobes commis bon an mal an contre les travailleuses du sexe transgenre du Bois de Boulogne à Paris... Bref, ça ne se passe pas qu'à l'étranger, mais bien
chez nous, devant nos portes.
Et quasi personne ne s'y intéresse : la Police et la Justice étouffent souvent les affaires en classant ces crimes comme "simplement crapuleux", la presse n'en parle que très rarement, la Loi
française ignore la transphobie, et les personnes transgenre elles-mêmes baissent souvent les bras devant tant d'indifférence, comme si se faire assassiner juste à cause de sa "différence"
faisait partie des choses normales de nos vies. On dirait que la maxime globale serait "Mais qu'est-ce que ça peut foutre qu'unE trans' crève ?"
Chez Support Transgenre Strasbourg, nous ne l'entendons pas de cette oreille : nous militons pour nos droits égaux, pour le droit à la différence, et pour le droit de ne pas avoir à subir la
Haine. Au "Mais qu'est-ce que ça peut foutre qu'unE trans' crève ?" nous répondons "Mais qu'est-ce que ça peut foutre que nous vivions, que nous soyons différentEs de vous, et visibles ? Ca vous
enlève quoi de nous accepter à égalité avec vous ?"
Et nous travaillons à débusquer et prévenir la transphobie "ordinaire" qui nous entoure au quotidien, car cette "petite" transphobie est le signe d'une haine réelle, haine qui peut très vite se
transformer en actes criminels graves. La transphobie n'est pas plus une "simple opinion" que p.ex. le racisme ou n'importe quelle expression de haine.
Pour nous, la Haine n'est jamais acceptable, et nous travaillons à démonter la culture de la Haine dans laquelle on nous maintient dans cette société et dans cet Etat.
*********
Notre atelier aux Epines du 18 novembre 2007 prendra donc appui sur le Transgender Day of Remembrance afin de montrer en quoi consiste la transphobie dans notre société, d'où elle provient, qui
elle sert (car elle est à l'évidence un véhicule de discriminations délibérées), et comment on peut la prévenir et la combattre. En montrant en même temps en quoi la transphobie fait partie d'un
véritable Système de Haine
bien plus vaste, Système qu'il s'agit également de combattre, dans une convergence des luttes. Et en espérant vous sensibiliser aux causes et luttes des personnes transgenre, causes qui sont
représentatives d'autres causes et luttes dans notre société.
Dans la suite de l'atelier du 18 novembre sur la transphobie, la projection du film "Boys Don't Cry" le 20 novembre au Epines montrera l'histoire détaillée d'un des crimes transphobes les
plus connus, et les mécanismes sociaux qui créent et entretiennent la haine transphobe.
Le débat qui suivra la projection est censé analyser ces mécanismes et montrer comment nous pouvons lutter tous/-tes ensemble contre la transphobie."
L'atelier sera animé par Cornelia du groupe Support
Transgenre Strasbourg ( www.sts67.org )."
JOURS DE GREVE A PARIS NORD de Jean-Louis Comolli et Ginette Lavigne (1995 - 90 min)
" En décembre 1995, il y avait des grèves. Sept ans ont passé. Les jours de décembre se sont éloignés à toute vitesse, point brillant au fond de quel tunel? En décembre 1995, avec Ginette Lavigne, nous avons rencontré six cheminots en grève. Cinq jours et trois nuits plus ou moins longues, nous les avons filmés à l'Antenne Traction de Paris-Nord, sur les voies, les quais, dans le poste de contrôle occupé, et d'un dépot à l'autre par les rues ". Jean-Louis Comolli – 2003
La projection sera suivie d'un débat sur le mouvement de nov/dec 95 et les luttes actuelles
Durée : 90’ Réalisation et Montage: Jean-Louis Comolli et Ginette Lavigne
Image : Couleur
Son : Mono
Image : Ginette Lavigne et Jean-Louis Porte
Langue : Français Son : Pierre Camus et Pierre Rigaud
*Jeudi 8/11, "Projections Epineuses" (plus ça pique, mieux c'est...) Jour de Grève à Paris Nord de J.L. Comolli
et G. Lavigne.
Le film qui sera projeté sera un documentaire sur revenant sur le mouvement de l'hiver 1995. Ca semble tout particulierement adapté à la conjoncture actuelle, non?
La projection sera suivie d'un débat.
* Vendredi 9/11, Projection débat autour de la biométrie et de la vieosurveillance.
Dans le cadre des rencontres-assises Debout contre la Surveillance, La CREP (Collectif de Réappropriation de l'Espace Public)
Le programme de la soirée comprend la diffusion de plusieurs films, l'explication du système de surveillance de Stras et un débat avec les organisateurs.
Cette soirée s'inscrit dans une semaine d'actions et de rencontres variées. Pour le programme détaillé rdv sur la page de la
CREP.
Dans le cadre des rencontres-assises Debout contre la Surveillance, La CREP
(Collectif de Réappropriation de l'Espace Public)
organisera une soirée spéciale aux Epines sur les dangers de la biométrie.
Le programme de la soirée comprend la diffusion de plusieurs films, l'explication du système de surveillance de Stras et un débat avec les organisateurs.
Cette soirée s'inscrit dans une semaine d'actions et de rencontres variées. Pour le programme détaillé rdv sur la page de la CREP.
Prochainement aux Épines :
25 octobre, projection de La Montagne Sacrée de Jodorowski
27 octobre, SOIRÉE SLAM
24 novembre, SOIRÉE SLAM
24 & 25 novembre : Commission journal du mensuel Courant Alternatif. Samedi après-midi : discussion et
débat au café associatif et préparation du prochain numéro (dimanche matin ! ! )
Les Épines, 11 rue des Roses, 67100 Strasbourg
Ouvert les jeudi, vendredi, samedi de 18h à 24h
le dimanche de 14h à 20h
les lundi de 18h à 24h (non fumeur)
Ça s’est passé aux Épines :
Dans le cadre des Luttes issues de l’immigration, Un Mumia des Mumia
de Jérôme Champion réalisé en 2000, menacé de censure n’a connu que très peu de projections publiques… Pourtant son travail ne cesse d’insister sur ce
problème fondamental qu’est la justice à deux vitesses, une justice de classes qui différencie l’accession aux simples plaintes selon que l’on soit pauvre ou riche, le traitement des dossiers -
n’ayons pas peur de le dire, épineux - au travers desquels les fonctionnaires de police ne sont que très rarement mis en cause, les dépositions qui se contredisent et des balistiques qui ne
correspondent pas toujours avec la description des faits (des expertises et contre-expertises) corroborent l’inéquation de la tension sujette à mettre le feu dans les banlieues.
Ce n’est pas nouveau et Mumia (militant des Black Panthers est condamné à mort) en est l’épiphénomène par excellence car ce journaliste de radio très engagé dans le militantisme est accusé
d’avoir tué un policier alors que le calibre ne correspond pas à l’arme qui était en sa possession (sachant que beaucoup de chauffeurs de taxi en possède une aux USA). Pire encore, la balle
retrouvé s’avèrerait être du calibre de celles utilisées par la police ! L’acharnement juridique dont il est également la victime ressemble à des degrés moindres aux mesures expéditives utilisées
par une justice française pendant la crise du CPE et des révoltes des banlieues en nov. 2005.
Quand il faut des coupables, la justice en trouve et ce ne sont pas toujours les forfaitaires des délits qui se retrouvent devant le barreau.
Vidéo CINEREBELDE de Fribourg : Reclaim Power , une voix du campement pour l’action climatique.
A Drax en Angleterre eut lieu un campement d’occupation auto organisé autour de la plus importante centrale de production électrique utilisant le charbon
comme énergie de base et qui est l’un des sites au monde qui rejette la plus grande quantité de CO2 dans l’atmosphère.
Durant une dizaine de jours une importante mobilisation a tenté d’alerter les riverains, les autorités - si tant est que l’on puisse avec des bureau et des médias utilisé - organisant actions et
informations autour du thème de la pollution atmosphérique d’une part et d’autre part insister sur les dangers que risquerait d’encourir l’utilisation d’énergies « alternatives » ou de
substitution , du très discutable concept de développement durable…qui ne seraient pas clairement définies lorsqu’elles risquent d’enclencher des catastrophes écologiques tout aussi dévastatrices
que celles que font subir les énergies fossiles actuellement.
Le bioéthanol n’a aucune raison d’être si son utilisation provoque déforestations et ruptures dans l’écosystème… C’est ce qu’il faut dénoncer si dans ce cas de figure ce sont les multinationales
minières pour le charbon et pétrolifères qui se chargent d’en commercialiser la production sous l’unique condition qu’il soit mélangé avec une base de pétrole raffiné…
Le végétarisme et ses aspects écologiques: autour d’un buffet de dégustation de
tartines
Personne ne fut resté insensible à la soirée discussion - projection du film Notre pain quotidien portant sur le végétarisme et l'engagement que celui-ci
précise quant aux aspects écologiques qu’il nous propose de sauvegarder.
Dans ce film, il s’agit en effet principalement de la grande production industrielle de viandes qui n’affecte pas uniquement les personnes qui travaillent sur les chaînes de distribution
mais également l’environnement affecté par l’extension des cultures nécessaires à l’alimentation du bétail ainsi que les produits utilisés dans l’agro-alimentaire comme les engrais qui ne
respectent pas les mêmes normes que celles préconisées pour les céréales et les féculents réservés à l’alimentation humaine… Pesticides et engrais chimiques sont allègrement déversés sur les
cultures pour l’alimentation du bétail.
Le film lui-même est sans commentaires ni légendes, n’utilisant que les bruits industriels de l’outillage nécessaire au dépeçage des bestiaux interrompus quelque fois par quelques cris des
animaux eux-mêmes en guise d’ultime dénonciation de leur souffrance…
Cartes Postales Poétiques « création en direct »
Auteur poésie : Marc Syren ;
Créations picturales : K
Caméscope projeté sur l’écran fixant les mains de Leila qui se jouent des couleurs au-dessus de son plateau de travail sur lequel elle a méticuleusement
déposé les noisettes de peinture nécessaires à ses confections tandis que Marc poétise de manière émérite l’inspiration provoquée par le dessin. Traits, carrés, grillages mélangent les teintes
ciels, kakis, noirs et rouges se côtoient en parfaite harmonie.
Les différentes « cartes » - c’est le format qu’elle utilise pour ses planches - se succèdent dans des fonds de brouillards où se devinent des ponts, des coupures, presque un visage, de ci de là
un oeil et parfois quelques étoiles. Les formes sont livrées à l’imaginaire de chacun et le patchwork présenté nous mène à l’intérieur de nous-mêmes grâce à des degrés de profondeur insoupçonnés
: la peinture peut se faire relief, parfois sculpture où se déposent les clichés des murs qui nous séparent.
Agréable et calme divertissement que peut-être ce moment rare de voir l’écriture et les tablettes colorées devenir « un » ailleurs situé pourtant au bout du crayon ou des pinceaux parfois
abandonnés pour l’utilisation de papiers tampons servant à mieux tirer les scintillantes alchimies par la technique du grattage.
D’Épineuses nouvelles… Lettre du café associatif « Les Épines » n° 1
Éditorial :
Nous sommes profondément insurgés, révulsés ou convulsionnés dans l’approche commémorative que le gouvernement droitier vient de vouer à Guy
Mocquet subitement devenu « RESISTANT » pourtant, malgré tout était avant tout un RESITANT Internationaliste car ne proclamait-il pas juste avant de se faire fusiller - face à son peloton
d’exécution - un dernier "Vive le parti Communiste Allemand » alors que la derniere rafale de cartouches allait l’envoyer à trépas ; renvoyant ainsi, ipso facto, la lettre à sa mère à une
simple formalité administrative, ce qui lui permettait par la même occasion, mais ce n’est pas de sa faute et ce serait plutôt à ses thuriféraires révisionnistes qu’il faudrait en rejeter la
cause, de voir substituer au vécu de Guy Mocquet et à sa mémoire une simple supercherie politique dédiée au conservatisme familial qui pense encore aujourd’hui faire gain de cause des évènements
qui ne furent vécus que par très peu…
D’ailleurs en lui-même, la lettre n’apporte rien pour comprendre le contexte historique de cette période et le rôle du PC dans la résistance.
Qui plus est - et c’est là un double dévoilement du discours officiel de la récupération (censure?) -, l’ordre a été donné dans les établissements scolaires le jour de la commémoration de limiter
tous commentaires de la part des profs d’histoire alors qu’ils sont certainement plus compétents au sujet de la matière explicative que ces simples censeurs et proviseurs chargés d’une allocution
officielle et formelle visant à s’approprier une tranche de l’histoire par une simple décontextualisation de la situation politique de ce moment précis de l’histoire (procédés petit bourgeois
classique d'utilisation de l’histoire à des fins révisionnistes) car il est plus instructif de se souvenir de ce « vive le Parti Communiste allemand » d’une portée bien plus internationale que la
simple et pourtant touchante relecture sentimentale de la lettre à ses parents mais en politique on constate que sentiments et attendrissements ne font pas bon ménage tant au niveau de
l’engagement que de l’ « interprétation » ultérieur que certains groupes politiques en font aujourd’hui.
L’enjeu de cette manipulation de la mémoire est d’arriver à faire de la nation -ou de la république- une entité qui est au dessus des combats politique. Ainsi, la pacification de la société passe
par la pacification de l’histoire à travers un néo-gaullisme réconciliateur qui serait au-delà du communisme.Quelle belle illusion !
Le fait de ne pas rappeler le sens du message politique de Guy Mocquet marque la volonté délibérée d’éradiquer la problématique de la lutte des classes qu’il suscite et supprime toute possibilité de renouer avec l’Internationale communiste qu’il incarnait. Dont acte, le pouvoir de l’effacement à force de se jouer des faits historiques n’a que l’avantage de nous plonger dans une nuit perpétuelle !